{"id":655,"date":"2017-03-29T12:52:07","date_gmt":"2017-03-29T10:52:07","guid":{"rendered":"http:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/?page_id=655"},"modified":"2017-03-29T12:52:07","modified_gmt":"2017-03-29T10:52:07","slug":"demonstration-de-la-conjecture-reelle","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/index.php\/demonstration-de-la-conjecture-reelle\/","title":{"rendered":"D\u00e9monstration de la conjecture r\u00e9elle"},"content":{"rendered":"<p>On s&rsquo;int\\&rsquo;eresse ici \\`a la dynamique du feuilletage de Jouanolou dans le domaine r\\&rsquo;eel. Rappelons qu&rsquo;il s&rsquo;agit du feuilletage de $\\mathbb P^2(\\mathbb R)$ d\\&rsquo;efini par le champ homog\\`ene $J_d = y^d \\frac{\\partial}{\\partial x} + z^d \\frac{\\partial}{\\partial y}+ x^d \\frac{\\partial}{\\partial z}$. Il admet une unique singularit\\&rsquo;e r\\&rsquo;eelle situ\\&rsquo;ee au point $s= [1:1:1]$ qui est lin\\&rsquo;earisable de valeurs propres complexes conjugu\\&rsquo;ees~: en particulier, dans les coordonn\\&rsquo;ees lin\\&rsquo;earisantes au voisinage de $s$, les feuilles sont des spirales.<\/p>\n<p>\\vspace{0.4cm}<\/p>\n<p>{\\bf Conjecture r\\&rsquo;eelle :} \\textit{Si $d$ est pair, le feuilletage de Jouanolou n&rsquo;est pas orientable, et toutes ses feuilles tendent vers $s$ \\`a l&rsquo;infini dans chaque direction. Si $d$ est impair, le feuilletage de Jouanolou admet une unique orbite p\\&rsquo;eriodique $\\gamma$, et on peut munir le feuilletage d&rsquo;une orientation de sorte que toute feuille a pour $\\omega$-limite $s$ et $\\alpha$-limite $\\gamma$.}<\/p>\n<p>\\vspace{0.4cm}<\/p>\n<p>Nous allons \\&rsquo;etablir cette conjecture en supposant qu&rsquo;une autre conjecture est vraie pour la complexification de l&rsquo;\\&rsquo;equation de Jouanalou.<\/p>\n<p>\\vspace{0.4cm}<\/p>\n<p>{\\bf Conjecture complexe :} \\textit{Le pseudo-minimal $\\mathcal M$ de l&rsquo;\\&rsquo;equation de Jouanolou dans le domaine complexe est transversalement un ensemble de Cantor, chaque feuille \\`a l&rsquo;ext\\&rsquo;erieur de $\\mathcal M$ est biholomorphe au disque unit\\&rsquo;e, et intersecte la surface de Bogomolov d\\&rsquo;efinie par<br \/>\n$$ B = \\mathbb P \\{ x \\overline{y}^d + y \\overline{z}^d + z \\overline{x}^d = 0 \\}$$<br \/>\nen exactement un point. }<\/p>\n<p>\\vspace{0.4cm}<\/p>\n<p>Cette derni\\`ere d\\&rsquo;ecoule d&rsquo;une conjecture encore plus g\\&rsquo;en\\&rsquo;erale qui pr\\&rsquo;edit la topologie de l&rsquo;espace des phases de l&rsquo;\\&rsquo;equation de Jouanolou dans le domaine complexe.<\/p>\n<p>\\vspace{0.2cm}<\/p>\n<p>Supposons dor\\&rsquo;enavant que la conjecture complexe est satisfaite, et montrons que la conjecture r\\&rsquo;eelle l&rsquo;est \\&rsquo;egalement.<br \/>\nSoit $U=\\mathbb P^2(\\mathbb R) \\setminus \\overline{\\mathcal M}$. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un ouvert satur\\&rsquo;e par le feuilletage de Jouanolou. Les complexifications des trajectoires de $U$ intersectent $B$ en un unique point, par la conjecture complexe, et comme elles sont globalement invariantes par l&rsquo;involution $[x:y:z]\\mapsto [\\overline{x}:\\overline{y}:\\overline{z}]$, ce point d&rsquo;intersection doit aussi \\^etre r\\&rsquo;eel. De plus, comme une involution anti-holomorphe du disque unit\\&rsquo;e est conjugu\\&rsquo;ee \\`a $z\\mapsto \\overline{z}$, l&rsquo;ensemble des points d&rsquo;intersection d&rsquo;une feuille complexe de $\\mathcal M^c$ avec $\\mathbb P^2(\\mathbb R)$ est form\\&rsquo;e par une feuille r\\&rsquo;eelle (i.e. est connexe). On a donc d\\&#8217;emontr\\&rsquo;e que : \\textit{ $B(\\mathbb R)= B \\cap \\mathbb P^2(\\mathbb R)$ est une transversale \\`a $U$, c&rsquo;est \\`a dire que toute trajectoire de $U$ intersecte $B(\\mathbb R)$ en un unique point.} En d&rsquo;autres termes, $U$ est un fibr\\&rsquo;e en intervalles au dessus de $B(\\mathbb R)$.<\/p>\n<p>\\vspace{0.2cm}<\/p>\n<p>Or l&rsquo;ensemble $B(\\mathbb R)$ est la courbe alg\\&rsquo;ebrique d&rsquo;\\&rsquo;equation<br \/>\n$$ xy^d + yz^d + z x^d = 0$$<br \/>\net il semble qu&rsquo;elle soit form\\&rsquo;ee d&rsquo;un unique ovale.\\marginpar{comment on d\\&#8217;emontre qu&rsquo;elle n&rsquo;a qu&rsquo;un unique ovale?} Par cons\\&rsquo;equent, l&rsquo;ensemble $U$ est un fibr\\&rsquo;e au dessus du cercle en intervalle~: il s&rsquo;agit d&rsquo;un anneau ou d&rsquo;une bande de Moebius. Il est en particulier connexe. Or, d&rsquo;apr\\`es la conjecture complexe, $\\mathcal M$ est transversalement un ensemble de Cantor, ce qui montre que $\\mathbb P^2 (\\mathbb R) \\cap \\overline{\\mathcal M}$ est un ferm\\&rsquo;e satur\\&rsquo;e de $\\mathbb P^2(\\mathbb R) \\setminus \\{ s\\}$ qui est transversalement totalement discontinu. Du coup, l&rsquo;ouvert $U$ est dense.<\/p>\n<p>\\vspace{0.2cm}<\/p>\n<p>Supposons maintenant que le feuilletage de Jouanolou poss\\`ede une feuille ferm\\&rsquo;ee $\\gamma$. Alors deux configurations se pr\\&rsquo;esentent, suivant que $\\gamma$ s\\&rsquo;epare $\\mathbb P^2(\\mathbb R)$ en deux composantes ou non. Dans le premier cas, $U$ doit intersecter chacune des composantes de $\\mathbb P^2(\\mathbb R)\\setminus \\gamma$, par densit\\&rsquo;e. Du coup, $U$ admet au moins deux composantes connexes, chacune dans une composante de $\\mathbb P^2(\\mathbb R) \\setminus \\gamma$, ce qui est contradictoire. On obtient donc que $\\gamma$ est non s\\&rsquo;eparante. En particulier, $\\gamma$ est non homologiquement triviale (en homologie modulo $2$) et ceci montre qu&rsquo;il ne peut y avoir au plus qu&rsquo;une feuille ferm\\&rsquo;ee.<\/p>\n<p>\\vspace{0.2cm}<\/p>\n<p>Relevons le feuilletage de Jouanolou sur la sph\\`ere $\\mathbb S^2$, par le rev\\^etement double $\\mathbb S^2 \\rightarrow \\mathbb P^2(\\mathbb R)$ dont le groupe de Galois agit via l&rsquo;antipodie $p\\mapsto -p$. Ce feuilletage peut \\^etre d\\&rsquo;efini par le champ de vecteurs sur $\\mathbb S^2\\subset \\mathbb R^3$<br \/>\n$$ p\\in \\mathbb S^2 \\mapsto V(p) = J_ d (p) &#8211; ( J_d (p) \\cdot p ) p \\in \\mathbb R^3 .$$<br \/>\nOn a $V(-p ) = (-1) ^d V(p)$, ce qui montre que le champ de vecteurs passe au quotient en un champ de vecteurs $W$ sur $\\mathbb P^2(\\mathbb R)$ ssi $d$ est impair. Sinon, le feuilletage de Jouanolou sur $\\mathbb P^2(\\mathbb R)$ n&rsquo;est pas orientable.<br \/>\n\\vspace{0.2cm}<\/p>\n<p>Supposons que $d$ est impair. Nous \\&rsquo;etablissons dans ce cas qu&rsquo;il existe bien une orbite p\\&rsquo;eriodique pour le champ $W$. Quitte \\`a changer le signe de $W$, nous pouvons supposer que les trajectoires issues d&rsquo;un point suffisamment proche de $s$ ont $s$ pour $\\omega$-limite. Prenons l&rsquo;une de ces trajectoires, et consid\\&rsquo;erons son $\\alpha$-limite. Cet ensemble ne peut contenir de singularit\\&rsquo;e, puique $s$ est l&rsquo;unique singularit\\&rsquo;e du feuilletage, et qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un puit. Le th\\&rsquo;eor\\`eme de Poincar\\&rsquo;e Bendixson affirme alors que l&rsquo;$\\alpha$-limite est une orbite p\\&rsquo;eriodique, ce qui \\&rsquo;etablit notre \\&rsquo;enonc\\&rsquo;e. En fait, nous avons que toutes les trajectories ayant pour $\\omega$-limite $s$ ont pour $\\alpha$ la m\\^eme orbite p\\&rsquo;eriodique $\\gamma$, et que cette derni\\`ere est non s\\&rsquo;eparante. En particulier, nous avons d\\&rsquo;ecrit tout le plan projectif $\\mathbb P^2(\\mathbb R)$ de cette fa\\c{c}on, et la conjecture r\\&rsquo;eelle est d\\&#8217;emontr\\&rsquo;ee dans ce cas.<\/p>\n<p>\\vspace{0.2cm}<\/p>\n<p>Supposons maintenant $d$ pair. Nous pr\\&rsquo;etendons que dans ce cas il n&rsquo;existe aucune feuille ferm\\&rsquo;ee. En effet, supposons le contraire et notons $\\gamma$ une feuille ferm\\&rsquo;ee. Comme $\\gamma$ est homologiquement non triviale modulo $2$, elle se rel\\`eve \\`a la sph\\`ere $\\mathbb S^2$ en une courbe ferm\\&rsquo;ee simple $\\tilde{\\gamma}$ invariante par l&rsquo;involution $p \\mapsto -p$. Le champ de vecteur $V$ est tangent \\`a $\\tilde{\\gamma}$ et v\\&rsquo;erifie $V(-p) = V(p)$. Mais ceci est impossible sans que $V$ ne s&rsquo;annule sur $\\tilde{\\gamma}$. Il n&rsquo;y a donc aucune feuille ferm\\&rsquo;ee. Pour conclure, il nous suffit d&rsquo;appliquer le th\\&rsquo;eor\\`eme de Poincar\\&rsquo;e Bendixson, selon lequel toute trajectoire doit s&rsquo;accumuler dans les deux directions sur la singularit\\&rsquo;e (et donc tendre vers elle car c&rsquo;est un puit) sans quoi son ensemble limite contiendrait une courbe ferm\\&rsquo;ee simple. cqfd<\/p>\n<p>\\vspace{0.4cm}<\/p>\n<p>{\\bf Remarque :} supposons que l&rsquo;on ait un feuilletage alg\\&rsquo;ebrique r\\&rsquo;eel $\\mathcal F $ de $\\mathbb P^2 (\\mathbb R)$ de degr\\&rsquo;e $d$ dont la complexification $\\mathcal F_{\\mathbb C}$ ait les propri\\&rsquo;et\\&rsquo;es suivantes~:<br \/>\n\\begin{enumerate}<br \/>\n\\item $\\mathcal F_{\\mathbb C}$ admet un unique pseudo-minimal $\\mathcal M$ qui est transversalement Cantor<br \/>\n\\item le feuilletage $\\mathcal F_{\\mathbb C}$ en restriction \\`a $\\mathcal M ^c$ est une fibration en disques au dessus d&rsquo;une surface compacte $B$<br \/>\n\\end{enumerate}<br \/>\nUn exemple de feuilletage ayant ces propri\\&rsquo;et\\&rsquo;es est l&rsquo;\\&rsquo;equation de Jouano\\-lou et ses perturbations, comme le pr\\&rsquo;edit notre conjecture complexe. Comme $\\mathcal M$ est transversalement Cantor, l&rsquo;ext\\&rsquo;erieur de $\\mathcal M$ est connexe, ce qui montre que $B$ est \\&rsquo;egalement connexe. Dans le document Jouanolou-Klein, Proposition 0.1, nous montrons que $B$ est soit une courbe elliptique, soit une surface de Riemann de genre $g= d (d+1) \/2$. L&rsquo;involution anti-holomorphe $[x:y:z]\\mapsto [\\overline{x} : \\overline{y}: \\overline{z}]$ pr\\&rsquo;eserve $\\mathcal F_{\\mathbb C}$ et par cons\\&rsquo;equent $\\mathcal M^c$~; elle induit donc une involution anti-holomorphe $i$ de $B$. On note $B(\\mathbb R)$ les points fixes de $i$~: la d\\&#8217;emonstration de Klein du th\\&rsquo;eor\\`eme de Harnack montre que le nombre de composantes connexes de $B(\\mathbb R)$ est major\\&rsquo;e par $g+1$. Le m\\^eme raisonnement que celui d\\&rsquo;evelopp\\&rsquo;e plus haut montre que l&rsquo;ouvert $U = \\mathbb P^2(\\mathbb R) \\setminus \\mathcal M$ est dense dans $\\mathbb P^2(\\mathbb R)$, et que c&rsquo;est un fibr\\&rsquo;e en intervalles sur $B(\\mathbb R)$. En particulier, le nombre de composantes connexes de $U$ est major\\&rsquo;e par $g+1$. Observons maintenant que si l&rsquo;on a $r$ orbites p\\&rsquo;eriodiques disjointes de $\\mathcal F$, alors elles d\\&rsquo;ecoupent $\\mathbb P^2(\\mathbb R)$ en au moins $r$ composantes connexes. De plus, si elles sont toutes non homologues \\`a z\\&rsquo;ero comme c&rsquo;est le cas en degr\\&rsquo;e pair, alors elles d\\&rsquo;ecoupent $\\mathbb P^2(\\mathbb R)$ en $r+1$ composantes connexes. Chacune de ces composantes seront intersect\\&rsquo;ees par $U$, ce qui montre que l&rsquo;on a l&rsquo;in\\&rsquo;egalit\\&rsquo;e $r \\leq g+1$ en degr\\&rsquo;e impair, et $r\\leq g$ en degr\\&rsquo;e pair. Par exemple, pour $d= 2$, on obtient l&rsquo;in\\&rsquo;egalit\\&rsquo;e $r\\leq 3$. Notons que Song Ling Shi \\footnote{A concrete example of the existence of four limit cycles for plane quadratic systems, Sci. Sinica 23 (1980)} a trouv\\&rsquo;e des exemples de feuilletages de degr\\&rsquo;e deux avec quatres cycles limites. Les complexifications de ces feuilletages n&rsquo;ont donc pas les propri\\&rsquo;et\\&rsquo;es (1) et (2). Il est possible que si un feuilletage alg\\&rsquo;ebrique r\\&rsquo;eel de degr\\&rsquo;e deux admet au moins quatres cycles limites comme dans les exemples de Song Ling Shi, alors son complexifi\\&rsquo;e a toutes ses feuilles denses dans $\\mathbb P^2(\\mathbb C)$.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On s&rsquo;int\\&rsquo;eresse ici \\`a la dynamique du feuilletage de Jouanolou dans le domaine r\\&rsquo;eel. Rappelons qu&rsquo;il s&rsquo;agit du feuilletage de $\\mathbb P^2(\\mathbb R)$ d\\&rsquo;efini par le champ homog\\`ene $J_d = y^d \\frac{\\partial}{\\partial x} + z^d \\frac{\\partial}{\\partial y}+ x^d \\frac{\\partial}{\\partial z}$. Il admet une unique singularit\\&rsquo;e r\\&rsquo;eelle situ\\&rsquo;ee au point $s= [1:1:1]$ qui est lin\\&rsquo;earisable de &hellip; <a href=\"https:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/index.php\/demonstration-de-la-conjecture-reelle\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;D\u00e9monstration de la conjecture r\u00e9elle&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-655","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/655","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=655"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/655\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":656,"href":"https:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/655\/revisions\/656"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/feuilletages-algebriques.math.cnrs.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=655"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}